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Tu Inmueble Playa
Juridique Focus : Riviera Maya · 31 min de lecture

Livraison d'un appartement neuf en Riviera Maya : checklist, vices cachés et garanties du promoteur

Réceptionner un appartement neuf à Playa del Carmen, Tulum ou Cancún : checklist par système, acte de livraison, vices cachés, garanties légales LFPC et réclamation devant la PROFECO.

Par l’équipe Tu Inmueble Playa · ·

Information générale, et non un conseil juridique, fiscal ou financier. Vérifiez toujours auprès d’un notario público (notaire), d’un comptable ou d’un avocat au Quintana Roo.

Recevoir un appartement neuf à Playa del Carmen, à Tulum ou à Cancún, c’est le moment où un achat sur plan cesse d’être une promesse sur papier pour devenir un bien réel, avec des clés, des compteurs et des voisins. C’est aussi le moment où se décide ce que ce logement vous coûtera pendant ses premières années d’existence : les défauts que vous documentez aujourd’hui sont payés par le promoteur ; ceux que vous laissez passer sont payés par vous, ou par l’assemblée des copropriétaires.

Ce guide s’adresse à celles et ceux qui ont acheté en Riviera Maya — pour y vivre, pour investir en location, ou pour les deux — et qui ont une date de livraison en vue. Il explique ce que la livraison signifie juridiquement au Mexique, quels documents réunir avant le rendez-vous, comment inspecter l’appartement système par système dans un climat caraïbe qui met à l’épreuve l’étanchéité et le métal, comment rédiger un acte de livraison qui vous protège réellement, ce que sont les vices cachés et quels délais courent, quelles garanties imposent la Ley Federal de Protección al Consumidor (LFPC, la loi fédérale de protection du consommateur) et la norme NOM-247-SE-2021, comment réclamer devant la PROFECO et devant les tribunaux du Quintana Roo, et ce qui se passe ensuite avec l’escritura (l’acte notarié de propriété) et le démarrage de la copropriété.

À la différence d’une simple liste de contrôle, chaque point d’inspection est ici relié à sa conséquence juridique mexicaine : ce que vaut une signature, à partir de quand court une garantie, qui répond de la piscine du rooftop, et pourquoi la date de l’acte de livraison compte davantage que celle du contrat. Il s’agit d’informations générales : les décisions concrètes doivent être prises avec un avocat, un notario público (le notaire mexicain, officier public dont l’intervention est obligatoire pour tout transfert immobilier) et, sur le plan technique, avec un architecte ou un ingénieur indépendant.

Résumé opérationnel pour un acheteur francophone

  • La livraison réelle déclenche les délais de garantie de la LFPC. Documentez-la par un acte signé, daté et accompagné de photographies.
  • La garantie légale minimale d’un logement neuf est de cinq ans pour les questions structurelles, trois ans pour l’étanchéité et un an pour les autres éléments, comptés à partir de la livraison réelle (LFPC, art. 73 QUÁTER). Le temps que durent les réparations n’est pas déduit du délai.
  • La NOM-247-SE-2021 oblige le promoteur à vous informer, au moment de la remise du logement, sur les polices de garantie avec leur procédure et leur lieu de réclamation, sur l’acte de livraison, et sur les accessoires et les clés, complets et en état de fonctionnement.
  • Un défaut apparent que vous ne consignez pas dans l’acte est difficile à réclamer ensuite ; un vice caché ne se perd pas du fait de la signature, puisqu’il ne pouvait pas être détecté, mais il est soumis à des délais courts sur le terrain civil.
  • Les défauts des parties communes sont réclamés par la copropriété. La Ley de Propiedad en Condominio du Quintana Roo rend le promoteur responsable des vices cachés de l’ouvrage neuf, avec des actions qui s’éteignent deux ans après la livraison de la partie concernée.
  • Recevoir avant de signer l’escritura est courant dans la région ; c’est acceptable si le contrat fixe un délai de signature assorti d’une pénalité et si vous conservez tous les justificatifs de paiement.

Une précision utile pour un lecteur français, belge, suisse ou québécois : ne transposez pas mécaniquement les réflexes de votre pays. Il n’existe pas au Mexique d’équivalent exact de la garantie décennale française, de la garantie de parfait achèvement, de l’assurance dommages-ouvrage, du plan de garantie des bâtiments résidentiels neufs du Québec ou de la SIA suisse. Le dispositif mexicain repose sur trois piliers différents et cumulables : la garantie légale de consommation (LFPC), le saneamiento civil pour vices cachés, et la responsabilité du promoteur envers la copropriété. Aucun de ces trois n’est automatique : chacun s’active par écrit, dans des délais courts, à partir d’une date que vous seul pouvez sécuriser le jour de la remise des clés.

Ce que « livraison » veut dire en Riviera Maya et pourquoi la date change tout

Sur le marché du neuf au Quintana Roo, le mot livraison désigne trois faits distincts qui coïncident rarement le même jour. La livraison physique ou matérielle est la mise en possession : vous recevez les clés, les télécommandes et l’accès à l’immeuble. La livraison juridique est la signature de l’escritura individuelle devant notario público, par laquelle vous devenez propriétaire inscrit — ou bénéficiaire, si vous achetez comme étranger via un fideicomiso, ce trust bancaire de cinquante ans renouvelable qui permet à un non-Mexicain de détenir un bien en zone côtière — au Registro Público de la Propiedad y del Comercio de l’État. Enfin, la terminación de obra (réception d’ouvrage) est l’acte administratif par lequel la municipalité — Solidaridad pour Playa del Carmen, Tulum, ou Benito Juárez pour Cancún — reconnaît que la construction s’est achevée conformément au permis.

La Ley Federal de Protección al Consumidor ne s’attache à aucune de ces étiquettes : elle parle de « livraison réelle du bien », et c’est ce moment qui fait courir les délais de garantie de l’article 73 QUÁTER. En pratique, il coïncide avec la livraison physique, et c’est pourquoi l’acte que vous signez en recevant les clés constitue la pièce probatoire centrale de tout ce qui suivra. Si le promoteur vous donne un accès « provisoire » pour meubler avant la livraison formelle, exigez que cela soit constaté par écrit avec une date : c’est un argument pour avancer le point de départ de la garantie.

La date de livraison est aussi la clé de voûte du contrat de préconstruction. La LFPC impose que le contrat d’adhésion enregistré auprès de la PROFECO contienne, entre autres éléments, la date de livraison ainsi que des pénalités conventionnelles réciproques et équivalentes pour les deux parties (art. 73 TER), et elle limite la possibilité de repousser cette date sans pénalité aux cas de force majeure ou de cas fortuit dûment établis ; la NOM-247-SE-2021 décline ces règles pour le logement. Si vous arrivez à la livraison avec plusieurs mois de retard accumulé, réglez d’abord la pénalité convenue — ou réservez-la expressément dans l’acte — avant de signer quoi que ce soit qui dise « je reçois à mon entière satisfaction ». Le guide sur l’achat en pré-construction, les risques et la vérification du promoteur explique comment ce calendrier aurait dû être rédigé.

Une particularité régionale mérite d’être connue : de nombreux immeubles d’Aldea Zama, de La Veleta ou de la Región 15 à Tulum, ainsi que des quartiers Colosio, Zazil-Ha ou Gonzalo Guerrero à Playa del Carmen, sont livrés par étapes — d’abord les logements, ensuite les prestations communes et la station d’épuration. Rien ne vous oblige à accepter comme terminé ce qui ne l’est pas : l’acte doit distinguer ce que vous recevez, ce qui reste en attente et pour quelle date.

Pour un acheteur qui vit à Paris, à Bruxelles, à Genève ou à Montréal, cette distinction a une conséquence pratique immédiate : le billet d’avion. Beaucoup de francophones organisent un unique voyage pour « tout faire » — inspection, signature de l’acte, signature de l’escritura, ouverture des compteurs. Cette compression est presque toujours une erreur. Les trois faits juridiques ne se produisent pas le même jour, et vouloir les forcer dans une même semaine conduit à signer sous pression des documents qu’on aurait dû discuter. Mieux vaut planifier une pré-visite, laisser un mandataire sur place gérer la reprise des réserves, et revenir — ou signer à distance par procuration notariée — quand tout est prêt.

Avant la livraison : les documents à avoir en main

Sans dossier, c’est le promoteur qui contrôle la conversation. Une ou deux semaines avant le rendez-vous, réunissez et relisez les pièces suivantes.

Le contrat enregistré et ses annexes. Le contrat que vous avez signé devait être enregistré au Registro Público de Contratos de Adhesión (RPCA) de la PROFECO ; vous pouvez le vérifier à partir de la raison sociale du promoteur. Ce qui compte maintenant, ce sont les annexes : notice descriptive, liste des finitions, plans, tableau des surfaces et catalogue des équipements inclus. La loi oblige le fournisseur à respecter les conditions, garanties et caractéristiques offertes (LFPC, art. 7) et exige une publicité véridique et vérifiable (art. 32) : les rendus 3D, les brochures et le devis signé sont donc eux aussi opposables.

Le relevé des paiements. Demandez un relevé signé mentionnant chaque paiement reçu — réservation, apport initial, mensualités, ajustements convenus — et comparez-le avec vos justificatifs bancaires. Si le dernier paiement est conditionné à la livraison, l’ordre logique est : inspecter, signer l’acte avec réserves, puis payer. Si le promoteur exige le paiement avant d’ouvrir la porte, un compte de séquestre avec des instructions claires résout le dilemme. Le guide sur l’escrow et les paiements sécurisés pour acheter au Mexique décrit comment le structurer, y compris pour un virement depuis une banque européenne ou canadienne.

L’escritura constitutive du régime de copropriété. La Ley de Propiedad en Condominio de Inmuebles del Estado de Quintana Roo exige que le régime soit constitué devant notaire et inscrit au Registro Público avec ses plans, sa notice technique et son règlement, et que chaque contrat d’acquisition constate la remise d’une copie de l’acte constitutif et du règlement. Vous avez besoin de ce document pour comparer la surface privative et le tantième (indiviso) de votre lot, identifier votre place de stationnement et votre cave, et connaître les règles d’usage — y compris celles qui encadrent la location saisonnière — dès le premier jour. Si le régime n’est pas encore inscrit, demandez-le par écrit et notez-le dans l’acte comme point en suspens.

La réception d’ouvrage et les rapports d’installations. Demandez copie de l’attestation ou de l’avis municipal de terminación de obra, ainsi que du rapport de conformité de l’installation électrique émis par un organisme de vérification agréé (UVIE), que la Comisión Federal de Electricidad exige habituellement pour alimenter ce type d’immeuble ; s’il y a du gaz LP en citerne, le rapport correspondant ; s’il y a un ascenseur, le contrat d’entretien. Aucun de ces papiers ne remplace l’inspection, mais leur absence est un signal qui doit être consigné par écrit.

Les contrats de services. Demandez si chaque logement disposera d’un compteur individuel CFE ou si l’immeuble est mesuré en un seul point, l’administration refacturant ensuite. À Playa del Carmen, Cancún et Puerto Morelos, l’eau est distribuée par le concessionnaire Aguakan ; à Tulum, c’est la Comisión de Agua Potable y Alcantarillado del Estado (CAPA) qui intervient directement, et de nombreux programmes fonctionnent sans raccordement au tout-à-l’égout municipal, avec leur propre station d’épuration : demandez qui l’exploite et qui paie son entretien.

Les garanties écrites. La NOM-247-SE-2021 exige qu’au moment de la remise du logement, le promoteur vous informe sur la ou les polices de garantie en indiquant la procédure et le lieu pour les faire valoir. Demandez le formulaire à l’avance et vérifiez qu’il couvre au minimum les seuils légaux, qu’il identifie la personne morale responsable — la société qui a signé votre contrat, et non une simple marque commerciale — et qu’il comporte un canal de contact vérifiable.

Vos propres pièces d’identité et pouvoirs. Point souvent négligé par les acheteurs non résidents : le promoteur doit vérifier l’identité de la personne qui reçoit. Prévoyez passeport en cours de validité, la carte de résident (residente temporal ou permanente) si vous en avez une, et, si quelqu’un reçoit à votre place, une procuration. Une procuration établie devant notaire en France, en Belgique, en Suisse ou au Québec doit en général être apostillée puis traduite par un traducteur agréé au Mexique ; comptez plusieurs semaines. Une procuration signée devant le consulat du Mexique de votre ville est souvent la voie la plus rapide. Anticipez : rien n’est plus frustrant qu’une livraison reportée parce qu’un document n’a pas été apostillé à temps.

Préparer l’inspection : qui, quand et avec quoi

Qui. Faites appel à un architecte ou à un ingénieur civil indépendant ; à Playa del Carmen, à Cancún et à Tulum, des cabinets proposent des inspections de livraison à honoraires forfaitaires, et le rapport technique signé servira ensuite de preuve. Un mot sur l’indépendance : l’inspecteur ne doit avoir aucun lien avec le promoteur ni avec l’agence qui vous a vendu le bien. Si vous achetez depuis l’étranger et ne pouvez pas vous déplacer, donnez une autorisation écrite à votre représentant ; la NOM-247 exige que le promoteur vérifie l’identité de la personne qui reçoit — consommateur, représentant autorisé ou héritier —, prévenez donc à l’avance qui se présentera.

Quand. Demandez deux visites : une visite préalable sans engagement de signature, puis la livraison formelle quelques jours plus tard, une fois les points de la première visite traités. Inspectez à la lumière naturelle pour juger les finitions, et lumières allumées pour tester l’installation électrique. Si vous pouvez choisir, faites-le après une forte pluie : en Riviera Maya, les infiltrations dans les dalles, les terrasses et les acrotères se révèlent avec l’eau, pas avec le soleil. En saison sèche, demandez que la terrasse et le rooftop soient arrosés au jet pendant vingt minutes pendant que vous observez les plafonds du niveau inférieur.

Avec quoi. Niveau à bulle, mètre ruban, humidimètre de paroi, testeur de prises avec détection de polarité et de terre, une ampoule pour chaque douille, des billes pour vérifier les pentes vers les siphons de sol, du ruban de masquage pour marquer les défauts, un seau pour tester les évacuations, une lampe torche, et votre téléphone avec la date et l’heure activées. Et du temps : une inspection sérieuse d’un deux-chambres prend deux à trois heures. Si l’on vous presse de signer en trente minutes, cette pression est en soi une information.

Avec quel état d’esprit. L’inspection n’est pas un conflit, c’est un protocole. Les promoteurs sérieux de la région s’attendent à une liste de réserves et disposent d’une équipe de reprise ; ce sont les rendez-vous sans liste qui inquiètent, car ils signifient que les défauts réapparaîtront plus tard aux frais de la copropriété. Adoptez un ton factuel : chaque observation se formule par un lieu, une description et un numéro de photo, jamais par un jugement général. « Le carrelage est mal posé » n’a aucune valeur probatoire ; « chambre 2, angle nord-est, trois carreaux sonnant creux, photos 34 à 36 » en a une.

Checklist d’inspection système par système

La liste est organisée par lot technique et couvre ce qui pose le plus souvent problème dans le neuf des Caraïbes mexicaines. Consignez chaque constat avec sa localisation, sa description et une photographie numérotée ; ce registre constituera l’annexe de l’acte.

Structure, murs et finitions

Parcourez chaque mur à la main et en lumière rasante. Cherchez les fissures diagonales aux angles des portes et des fenêtres, les fissures à la jonction entre mur et dalle, et les défauts d’aplomb visibles. Les microfissures de finition sont fréquentes et se réparent ; les fissures traversantes ou apparaissant sur des éléments structurels doivent être consignées et examinées par votre inspecteur, car elles relèvent de la garantie structurelle de cinq ans. Vérifiez que les sols sont de niveau, qu’aucune pièce ne sonne creux à la percussion légère, et que joints et rejointoiements sont réguliers. Confrontez les finitions à la liste contractuelle : toute substitution doit avoir été autorisée par vous par écrit, ou être enregistrée comme manquement.

Étanchéité, humidité et remontées salines

C’est le poste le plus critique de la région, et c’est pourquoi la loi lui assigne trois ans de garantie minimale. Inspectez les plafonds sous les terrasses, sous la toiture-terrasse et sous les salles de bains du logement supérieur : taches jaunes, peinture cloquée ou efflorescences blanches signalent une infiltration. Mesurez l’humidité en partie basse des murs de rez-de-chaussée et des murs donnant sur des jardinières ou sur la piscine ; les remontées capillaires sont habituelles sur les terrains calcaires à nappe phréatique haute, comme ceux de Tulum. Vérifiez les acrotères et les relevés d’étanchéité, les évacuations de terrasse et leur pente, le calfeutrement périphérique des menuiseries et l’étanchéité des jardinières. Dans les immeubles dotés d’une piscine en rooftop, demandez le résultat de l’essai d’étanchéité du bassin et exigez qu’il figure dans l’acte des parties communes.

Installation hydraulique et sanitaire

Ouvrez tous les robinets simultanément et observez la chute de pression ; ouvrez-les ensuite un par un et vérifiez que l’eau chaude et l’eau froide arrivent où il faut, sans coups de bélier. Remplissez lavabos et douches puis videz d’un coup pour tester l’évacuation ; actionnez chaque WC plusieurs fois ; inspectez sous les éviers à la lampe, à la recherche de raccords humides ou improvisés. Repérez la citerne, l’éventuel réservoir de toiture (tinaco) ou le surpresseur hydropneumatique, et demandez qui en assure l’entretien. Si l’immeuble dépend de sa propre station d’épuration, demandez à constater qu’elle fonctionne et qu’elle dispose d’un carnet d’exploitation : une station sous-dimensionnée se révèle quand l’immeuble se remplit, pas le jour de la réception.

Installation électrique

Ouvrez le tableau du logement et vérifiez que chaque disjoncteur est repéré, qu’il existe un conducteur de mise à la terre et que les circuits de climatisation et de cuisine sont séparés. La norme officielle mexicaine des installations électriques d’utilisation (NOM-001-SEDE) exige des protections différentielles contre les défauts à la terre dans les zones humides — salles de bains, cuisine et extérieurs. Vérifiez au testeur que les prises sont polarisées et reliées à la terre et que les protections déclenchent. Testez chaque prise, chaque interrupteur et chaque point lumineux, et relevez dans l’acte le numéro et l’index du compteur CFE affecté à votre logement. Si l’immeuble pratique le sous-comptage, demandez par écrit le tarif et la méthode de refacturation : ce coût pèse directement sur la rentabilité d’un logement mis en location.

Climatisation, ventilation et gaz

Mettez tous les splits en froid pendant au moins vingt minutes. Vérifiez qu’ils refroidissent, que l’évacuation des condensats sort là où elle doit — et non dans l’épaisseur du mur — et qu’ils ne vibrent ni ne gouttent ; que les groupes extérieurs sont fixés, accessibles et protégés de la pluie. Demandez factures, notices et bons de garantie du fabricant, car la garantie de l’équipement est distincte de celle du promoteur et exige souvent une pose et un entretien certifiés. Si le logement fonctionne au gaz LP, localisez la vanne d’arrêt, vérifiez que la cuisinière et le chauffe-eau s’allument sans odeur de gaz, et demandez qui gère la citerne et comment la consommation est mesurée et facturée par logement.

L’air salin corrode. Vérifiez que la quincaillerie des portes, fenêtres et garde-corps est en acier inoxydable ou en aluminium traité, que les fenêtres ferment de façon étanche et coulissent sans effort. Contrôlez que les vitrages sont du type convenu — trempé ou feuilleté pour les garde-corps et les grandes baies —, sans rayures, et que les moustiquaires sont complètes. Ouvrez et fermez chaque porte et chaque tiroir, et vérifiez que toutes les clés remises correspondent bien à une serrure. Confrontez la cuisine et les placards au plan et au catalogue : nombre de tiroirs, type de plan de travail, évier, électroménager inclus avec marque et modèle. Mettez-les en marche et réclamez leurs factures ou certificats de garantie, sans lesquels le fabricant n’interviendra pas.

Mesures et surfaces

Mesurez la surface privative avec l’inspecteur et comparez-la au tableau des surfaces du contrat et à l’escritura constitutive du régime. La LFPC impose que le contrat exprime les caractéristiques du bien, dont les mètres carrés, et la plupart des contrats admettent une tolérance faible ; au-delà, l’écart doit se traduire par un ajustement de prix ou par une réclamation. Mesurez aussi la terrasse, la place de stationnement et la cave si elles font partie de la vente : dix minutes qui peuvent représenter plusieurs points de pourcentage du prix.

Parties communes et prestations

Même impeccable, un logement en Riviera Maya tire une grande part de sa valeur de ses parties communes. Parcourez la piscine, le rooftop, la salle de sport, le lobby, le local technique, la citerne, le stationnement et les accès. Vérifiez que l’ascenseur fonctionne et dispose d’un contrat d’entretien ; qu’il existe des extincteurs, une signalétique et un éclairage de secours ; que le contrôle d’accès et les caméras fonctionnent ; et que les espaces promis dans la brochure existent avec l’usage annoncé. Tout ce qui n’est pas terminé doit être listé comme réserve avec une date, car ces postes se réclament collectivement.

Documentation, clés et accessoires

Comptez les clés, les badges ou tags d’accès, les télécommandes de portail et de climatisation, et notez-les dans l’acte. Exigez le manuel du propriétaire s’il existe, les plans des installations du logement — indispensables pour toute réparation future —, les polices de garantie, les bons de garantie des équipements, le règlement de copropriété et les coordonnées de l’administrateur désigné.

Symptôme observé Cause possible Comment le documenter
Tache ou cloque au plafond Infiltration de dalle, de terrasse ou de salle de bains supérieure Photo localisée, mesure d’humidité, essai à l’eau
Carreaux sonnant creux ou désaffleurés Défaut d’adhérence ou de planéité Marquage au ruban, photo, essai à la bille
Prise sans terre ou sans polarité Installation non conforme Photo du testeur, localisation sur le plan électrique
Faible pression aux douches Surpresseur ou réseau mal dimensionnés Essai simultané des robinets, noter heure et résultat
Condensats de split gouttant sur le mur Évacuation mal raccordée Vidéo avec l’appareil en marche pendant vingt minutes
Fenêtre non étanche ou quincaillerie oxydée Menuiserie inadaptée à l’ambiance saline Photo de la fermeture, noter marque et type de quincaillerie

L’acte de livraison : comment le rédiger et quelles preuves conserver

L’acta de entrega-recepción — l’acte de livraison-réception — fixe la date de la livraison réelle, décrit l’état de l’appartement à cet instant et consigne les réserves. La NOM-247-SE-2021 le mentionne expressément parmi ce que le promoteur doit vous communiquer et vous remettre, avec les polices de garantie et l’attestation que les accessoires et les clés sont complets et fonctionnels. En pratique, le promoteur arrive avec son propre formulaire, bref, contenant une phrase du type « je reçois le bien à mon entière satisfaction ». Ce formulaire n’est pas l’acte qui vous convient.

Contenu minimal. Date et heure ; identification du lot par le numéro figurant à l’escritura du régime ; nom et qualité de la personne qui livre, et le pouvoir qui la habilite ; identité de la personne qui reçoit ; index et numéros des compteurs ; inventaire des clés, badges, télécommandes et équipements ; liste des documents remis ; et surtout une liste de réserves numérotée, avec description, localisation et délai de reprise, signée par les deux parties et renvoyant aux photographies annexées.

La formule de signature. Signez « avec les observations annexées et sans renonciation à la garantie légale ni aux droits résultant des vices cachés », ou la formule équivalente que rédigera votre avocat. L’acceptation portée à l’acte ne peut pas exonérer le promoteur de la garantie minimale de la LFPC ni des vices cachés, qui par définition n’étaient pas perceptibles ; en revanche, une signature « à entière satisfaction » sans annexe complique bel et bien la réclamation des défauts apparents présents ce jour-là. Si le promoteur refuse que vous inscriviez des observations, ne signez pas son formulaire : rédigez votre propre acte, remettez-le contre accusé de réception, et envoyez le jour même un courriel à l’adresse électronique désignée au contrat, photographies à l’appui. La livraison aura eu lieu de toute façon — vous avez les clés —, mais l’état du bien sera documenté.

Preuves et suivi. Conservez photographies et vidéos horodatées, le rapport de votre inspecteur, l’acte signé et le courriel d’envoi dans un dossier numérique indexé ; en cas de plainte ou de procès ultérieurs, cet ordre fait gagner des semaines. Convenez d’un délai de reprise et d’une date de seconde visite, et dressez lors de celle-ci un acte complémentaire : ce qui a été corrigé, ce qui ne l’a pas été, ce qui est apparu. Une chaîne d’actes correctement datés suffit généralement à obtenir l’exécution d’un promoteur sérieux, sans passer par la PROFECO.

Ce qu’il ne faut pas accepter. Des livraisons « symboliques » sans accès au bien ; des actes en blanc ; des clauses conditionnant la remise des clés à la renonciation à la pénalité de retard ; ou la signature de l’acte comme préalable à la remise des polices de garantie, que la norme impose de délivrer dans le même temps.

Une remarque sur la langue. Tout se passera en espagnol, et c’est la version espagnole qui fait foi. Si votre espagnol est approximatif, venez avec un interprète ou avec votre avocat, et faites-vous traduire la formule finale avant de signer — c’est précisément la phrase qui compte. Une traduction française de courtoisie annexée à l’acte est utile pour votre propre suivi, mais elle n’a aucune valeur juridique au Mexique et ne remplace pas la lecture attentive du texte espagnol.

Vices cachés : définition légale, différences avec les défauts apparents et délais

En droit civil mexicain, le vendeur est tenu au saneamiento — la garantie d’éviction et des défauts — pour les vices cachés de la chose vendue qui la rendent impropre à l’usage auquel elle est destinée ou qui diminuent cet usage au point que, s’il les avait connus, l’acheteur ne l’aurait pas acquise ou aurait payé moins. Telle est la définition du Código Civil Federal (art. 2142), et le Código Civil pour l’État de Quintana Roo — celui qui s’applique à un appartement à Playa del Carmen, à Tulum ou à Cancún — régit la même institution : l’aliénateur répond de l’éviction et des vices cachés même si le contrat n’en dit rien, et les parties peuvent étendre ou restreindre cette responsabilité dans les limites de la loi. La numérotation du code de l’État diffère de la numérotation fédérale ; faites-la confirmer par votre avocat dans le texte en vigueur publié par le Congrès de l’État.

Trois éléments distinguent le vice caché du défaut apparent. Il doit être préexistant à la livraison : une fuite provoquée par vos propres travaux n’en est pas un. Il doit être caché : non perceptible lors d’une inspection raisonnable ni connu de l’acheteur ; si le défaut était visible et que vous ne l’avez pas consigné, il est présumé accepté. Et il doit être grave : affecter l’usage ou la valeur, et non un simple détail esthétique. Une infiltration de dalle qui n’apparaît qu’aux fortes pluies, une station d’épuration incapable de desservir l’immeuble une fois plein, des armatures mal enrobées qui se corrodent au contact de l’air salin, un réseau électrique qui disjoncte quand tous les splits tournent : voilà des vices cachés typiques du neuf en Riviera Maya.

Les remèdes civils. L’acheteur peut opter entre l’action rédhibitoire — résoudre le contrat et récupérer le prix ainsi que les frais — et l’action estimatoire ou quanti minoris — conserver le bien avec une réduction proportionnelle du prix (Código Civil Federal, art. 2144). Si le vendeur connaissait les vices et ne les a pas déclarés, il répond en outre des dommages et intérêts lorsque la résolution est choisie (art. 2145). Ces actions sont soumises à des délais brefs comptés depuis la livraison : dans le code fédéral, six mois (art. 2149). Le délai applicable au Quintana Roo doit être vérifié dans le code de l’État, mais le principe est le même dans toute la tradition civiliste mexicaine : la voie du saneamiento s’exerce vite ou se perd, et dans le neuf elle requiert normalement une expertise en construction établissant la préexistence et la gravité du défaut.

La voie de la consommation, en parallèle. Lorsque le vendeur est un promoteur vendant du logement au public, la LFPC ajoute une protection distincte et, pour l’acheteur, plus praticable : la garantie légale minimale de l’article 73 QUÁTER et la procédure de plainte devant la PROFECO. Elle n’exige pas de démontrer que le défaut était « caché » au sens civil, mais qu’il s’est manifesté dans le délai de garantie et que le fournisseur ne l’a pas réparé sans frais. C’est pourquoi presque toute réclamation pour défauts dans un appartement neuf commence par la garantie de la LFPC et ne recourt au saneamiento civil que lorsqu’on recherche la résolution du contrat, ou lorsque le vendeur n’est pas un fournisseur soumis au droit de la consommation — cas de l’achat à un particulier.

La voie de la copropriété pour l’ouvrage commun. La Ley de Propiedad en Condominio de Inmuebles del Estado de Quintana Roo rend le promoteur, en tant que propriétaire d’origine des constructions neuves, responsable des défauts ou vices cachés de l’ouvrage, avec des actions qui s’éteignent deux ans après la livraison de la partie concernée, et elle exige lors de la constitution du régime des cautionnements au bénéfice de la trésorerie municipale garantissant l’achèvement et la qualité de la construction. La copropriété dispose donc d’une fenêtre courte pour réclamer les infiltrations de la piscine, les pannes d’ascenseur ou les affaissements du parking, et celui qui doit agir est l’administrateur ou l’assemblée.

Voie Qui réclame Ce qui est couvert Délai de référence Devant qui
Garantie LFPC (art. 73 QUÁTER) L’acheteur consommateur Réparation sans frais des défauts du logement 5 ans structure, 3 étanchéité, 1 le reste, depuis la livraison réelle Le promoteur ; puis la PROFECO
Saneamiento civil pour vices cachés L’acheteur Résolution ou réduction du prix ; dommages en cas de mauvaise foi Délais brefs depuis la livraison (six mois dans le Código Civil Federal ; vérifier le code du Quintana Roo) Tribunaux civils de l’État
Ley de Propiedad en Condominio du Quintana Roo La copropriété (administrateur ou assemblée) Vices cachés de l’ouvrage neuf en parties communes ; cautionnements d’achèvement et de qualité Deux ans depuis la livraison de la partie concernée Promoteur, caution, tribunaux

Ces trois voies ne s’excluent pas : elles se cumulent et obéissent à des logiques différentes. Une infiltration révélée dix-huit mois après la livraison est hors délai civil de six mois selon le code fédéral, mais reste dans les trois ans d’étanchéité de la LFPC — d’où l’intérêt, pour un acheteur francophone qui n’est pas sur place tous les mois, de privilégier la voie consumériste, plus longue et moins exigeante en preuve.

Garanties du promoteur : ce que la loi impose et ce que vous devez exiger par écrit

Les minimums légaux. L’article 73 QUÁTER de la LFPC, dans sa rédaction issue de la réforme publiée au Diario Oficial de la Federación le 18 janvier 2012, dispose que tout bien immobilier dont la transaction est régie par la loi doit être offert avec une garantie non inférieure à cinq ans pour les questions structurelles et trois ans pour l’étanchéité, et d’un an au minimum pour les autres éléments, le tout compté à partir de la livraison réelle du bien. Pendant la garantie, le fournisseur doit accomplir, sans frais pour le consommateur, tout acte tendant à réparer les défauts ou défaillances du bien, et le temps que durent les réparations ne s’impute pas sur le délai. Ce sont des minimums : le contrat peut les allonger, jamais les réduire.

Quand la réparation ne fonctionne pas. L’article 73 QUINTUS régit la récidive : si le consommateur a fait jouer la garantie et que le défaut persiste, le fournisseur doit réparer de nouveau et verser une bonification — un pourcentage de la valeur de la réparation pour les défaillances légères, et du prix du bien pour les défaillances graves, entendues comme celles qui affectent la structure ou les installations et compromettent l’usage ou la sécurité ; si malgré cela il ne corrige pas, le consommateur peut opter pour le remplacement du bien ou la résolution du contrat. D’où l’intérêt de documenter chaque intervention du promoteur par un acte daté : la récidive se prouve sur le papier.

Ce qu’ajoute la NOM-247. Outre les polices de garantie avec leur procédure et leur lieu de réclamation, la norme exige qu’au moment de la remise du logement le consommateur soit informé sur l’acte de livraison et sur les accessoires et clés, complets et fonctionnels conformément au contrat. La garantie n’est pas une promesse verbale : c’est un document que vous devez avoir en main le jour où vous recevez les clés.

Ce qu’il faut exiger même si la loi ne le détaille pas. Que la police identifie l’obligé par sa raison sociale, son RFC (numéro fiscal mexicain) et son domicile. En Riviera Maya, chaque projet est habituellement porté par une société véhicule distincte, et une société vidée de ses actifs après la vente du dernier logement constitue une garantie faible : demandez par écrit s’il existe un adossement du groupe — l’annuaire des promoteurs et programmes neufs en Riviera Maya aide à identifier qui se trouve derrière chaque marque. Exigez un canal de réclamation concret, avec engagement d’accusé de réception et délai de réponse. Lisez attentivement la liste des exclusions, car un ouragan ne transforme pas en force majeure une étanchéité mal exécutée. Et si une caution de vices cachés ou une assurance responsabilité civile du constructeur a été annoncée, réclamez copie de la police et de la procédure permettant de réclamer directement auprès de la caution ou de l’assureur.

Comment faire jouer la garantie. Toujours par écrit, au canal désigné, avec photographies, description du défaut et date d’apparition ; conservez l’accusé de réception, laissez l’accès pour la réparation et faites constater chaque visite. Ne faites pas exécuter la réparation par vos propres moyens avant d’avoir notifié, sauf urgence évitant un dommage plus grave ; dans ce cas, documentez l’urgence, gardez les factures et notifiez immédiatement. Notez quand chaque intervention a commencé et s’est achevée, car le décompte du délai est suspendu pendant la réparation.

Un point spécifique aux propriétaires non résidents. Si votre appartement est mis en location saisonnière et géré par une conciergerie, précisez par écrit qui est habilité à ouvrir la porte aux équipes de reprise et qui signe les constats. Un défaut réparé en votre absence, sans document, disparaît de votre dossier de preuve — et avec lui la démonstration de la récidive au sens de l’article 73 QUINTUS. Demandez à votre gestionnaire un rapport photo daté après chaque intervention, et intégrez cette obligation au contrat de gestion.

PROFECO et les voies de réclamation : de la lettre au procès

Première étape : la mise en demeure formelle. Une lettre ou un courriel adressé au domicile et à l’adresse électronique désignés au contrat, résumant l’historique — date de livraison, actes, notifications antérieures —, décrivant les défauts non traités, invoquant la garantie légale de l’article 73 QUÁTER et la police, et fixant un délai. Beaucoup de réclamations se règlent à ce stade, surtout si le promoteur continue de commercialiser dans le secteur et soigne sa réputation.

Deuxième étape : la plainte devant la PROFECO. La Procuraduría Federal del Consumidor est compétente parce que les lotisseurs, constructeurs et promoteurs qui vendent du logement au public sont des fournisseurs soumis à la LFPC (art. 73). La plainte se dépose avec le contrat, l’acte de livraison, la police, les échanges écrits et les preuves, auprès du bureau de la PROFECO compétent pour votre municipalité au Quintana Roo, ou par le Teléfono del Consumidor (55 5568 8722 et 800 468 8722, du lundi au vendredi de 9h00 à 19h00, selon le Parquet lui-même). La loi organise la procédure de réclamation (art. 99) et une audience de conciliation au cours de laquelle le Parquet propose des solutions et peut requérir des informations du fournisseur (art. 111). En cas d’accord, une convention est dressée ; si le fournisseur ne comparaît pas ou si aucun accord n’intervient, la PROFECO peut prononcer des sanctions, et restent ouvertes la voie de l’arbitrage — si les deux parties l’acceptent — et la voie judiciaire. Avant de déposer plainte, consultez le Buró Comercial de la PROFECO : si d’autres acheteurs du même promoteur ont déjà réclamé, cette information renforce votre dossier et peut orienter le Parquet vers une action collective.

Troisième étape : la voie judiciaire. Lorsque la conciliation échoue ou que le défaut est assez grave pour justifier la résolution, la réclamation est portée devant les tribunaux civils du Pouvoir judiciaire de l’État de Quintana Roo, dans le district judiciaire dont dépend le bien. Le procès exige un avocat, une expertise en construction et de la patience ; l’avantage est que le jugement peut condamner à réparer, à réduire le prix, à résoudre la vente avec restitution et, si la mauvaise foi est établie, à indemniser. Avant d’assigner, examinez les modes alternatifs de règlement des différends proposés par le Pouvoir judiciaire de l’État.

Les défauts communs se réclament en commun. Infiltrations de piscine, ascenseurs, station d’épuration, façades, stationnements : la qualité pour agir appartient à la copropriété, par l’intermédiaire de l’administrateur ou de l’assemblée, laquelle doit l’autoriser à mettre le promoteur en demeure, à mandater un expert et, le cas échéant, à déposer la plainte ou l’assignation avant l’expiration des délais. La coordination entre voisins — souvent des étrangers résidant hors du Mexique — est le principal obstacle pratique. Rien de tout cela n’exige de résider dans le pays : vous pouvez déposer plainte par l’intermédiaire d’un représentant muni d’une procuration et donner un pouvoir notarié à votre avocat pour le procès, toujours avec des documents en espagnol et des preuves lisibles, datées et ordonnées.

Un mot sur les délais et le décalage horaire. Depuis l’Europe ou le Québec, la tentation est d’attendre le prochain voyage pour « régler tout cela sur place ». C’est la principale cause de forclusion. Les délais du saneamiento civil et les deux ans de la loi sur la copropriété courent que vous soyez présent ou non. Un courriel horodaté envoyé de Lyon, de Liège, de Lausanne ou de Laval vaut interruption de la discussion et preuve de diligence ; une conversation WhatsApp effacée ne vaut rien. Écrivez, archivez, et fixez-vous des rappels de calendrier.

Signature de l’escritura après la livraison : quand, quoi vérifier et à quel coût

En Riviera Maya, il est courant de recevoir l’appartement avant de signer l’escritura individuelle. La raison tient au calendrier : l’escritura exige que le régime de copropriété soit inscrit au Registro Público de la Propiedad y del Comercio du Quintana Roo, qu’il existe une réception d’ouvrage, que le promoteur ait libéré le terrain de l’hypothèque ou du fideicomiso de garantie ayant servi à financer le chantier, que le notaire dispose d’un certificat de non-inscription de charges et d’une expertise de valeur, et — pour les étrangers — que la banque fiduciaire ait obtenu le permis du ministère mexicain des Affaires étrangères. Tout cela coïncide rarement avec le jour où l’immeuble devient habitable.

Les risques d’occuper sans escritura. Tant que la signature n’a pas eu lieu, vous êtes possesseur en vertu d’un contrat privé, non propriétaire inscrit ; si le promoteur avait des créanciers, des saisies ou une procédure collective, votre position serait plus faible que celle d’un titulaire au registre. C’est pourquoi le contrat doit fixer un délai maximal de signature assorti d’une pénalité de retard, et pourquoi vous devez conserver chaque justificatif de paiement, l’acte de livraison comme preuve de possession et, si possible, une lettre du promoteur reconnaissant que le prix a été intégralement payé. Le guide sur la due diligence immobilière, le titre et le Registre public au Quintana Roo explique comment consulter le folio du terrain et vérifier que l’hypothèque du crédit promoteur est bien mainlevée avant votre signature.

Ce qu’il faut vérifier dans le projet d’escritura. Que le logement, la place de stationnement et la cave correspondent en numéro et en surface au régime et à ce que vous avez reçu ; que le tantième indivis est bien celui convenu ; que le règlement de copropriété est mentionné ; qu’aucune servitude ni restriction inconnue n’apparaît ; que le prix déclaré coïncide avec le prix payé — sous-déclarer est une économie illusoire qui se transforme en impôt sur le revenu au moment de la revente ; et que l’escritura ou une annexe fasse référence à la garantie du promoteur et à l’acte de livraison, de sorte que la date de livraison réelle soit rattachée au titre. Le détail de la signature, du rôle du notaire, de l’ISAI (l’impôt municipal sur l’acquisition d’immeubles) et des honoraires figure dans le guide du processus notarial et de la signature définitive au Quintana Roo, et la ventilation chiffrée des postes dans celui des frais d’acquisition, ISAI, notaire et predial.

Une fois le titre inscrit, le compte cadastral individuel est ouvert, le predial — la taxe foncière municipale — se paie à votre nom auprès de la trésorerie de la municipalité, et les contrats d’électricité et d’eau sont transférés à votre nom. Notez que le predial du Quintana Roo se règle par année civile, avec des remises significatives pour un paiement anticipé en janvier ou février : c’est une petite économie récurrente que beaucoup de propriétaires non résidents laissent passer faute d’avoir mis en place un prélèvement ou un mandat de paiement local.

Démarrage de la copropriété : administration initiale, fonds et parties communes

La première année d’existence d’une copropriété en Riviera Maya détermine la décennie suivante. La Ley de Propiedad en Condominio de Inmuebles del Estado de Quintana Roo prévoit que le promoteur désigne l’administrateur de la première période, et qu’ensuite l’assemblée puisse le nommer et le révoquer. À partir de là, tout dépend des copropriétaires.

Des charges dues dès la livraison. Le règlement et le contrat prévoient généralement que les charges d’entretien sont dues à compter de la livraison du logement, qu’il soit occupé ou non. Demandez le budget annuel, le calcul de votre quote-part selon votre tantième, et l’attestation que le promoteur paie les charges des lots qu’il n’a pas encore vendus : un immeuble dans lequel une bonne partie des lots ne contribue pas parce qu’« ils appartiennent au promoteur » démarre en déficit. Le guide sur le régime de copropriété et les charges à Playa del Carmen détaille les fonds, les assemblées et les pouvoirs de l’administrateur.

La réception des parties communes. Comme pour le logement, les parties communes doivent être livrées par acte à l’administrateur et, idéalement, devant le comité de surveillance : plans définitifs des installations ; notices et garanties des pompes, de la station d’épuration, de l’ascenseur et des équipements de piscine ; contrats d’entretien en cours de validité ; clés des locaux techniques ; et liste de réserves avec délais. Sans cet acte, la copropriété ne saura ni ce qui lui a été remis, ni depuis quand courent les deux ans de la loi de l’État pour réclamer les vices cachés de l’ouvrage commun.

La première assemblée. Elle doit se tenir rapidement, avec un ordre du jour précis : rapport sur les fonds initiaux et les relevés bancaires au nom de la copropriété — et non du promoteur ; présentation de l’acte des parties communes et de la liste de réserves ; désignation du comité de surveillance ; autorisation de commander une expertise technique indépendante dans la première année ; et décision sur la manière de mettre le promoteur en demeure. Sans cette autorisation, l’administrateur désigné par le promoteur lui-même agira difficilement contre celui qui l’a nommé. Un administrateur professionnel indépendant à Playa del Carmen ou à Tulum constitue, pour la plupart des immeubles de taille moyenne, la meilleure protection de la valeur de votre lot.

Participer à distance. Beaucoup de copropriétaires francophones ne mettent jamais les pieds en assemblée et se plaignent ensuite des décisions prises. Donnez une procuration écrite à un voisin de confiance ou à votre avocat, demandez que les convocations soient envoyées par courriel avec un délai raisonnable compte tenu du décalage horaire, et vérifiez que le règlement autorise le vote par écrit ou la visioconférence. Les copropriétés de la région dont les parties communes vieillissent le mieux sont presque toujours celles où un noyau de propriétaires non résidents s’est organisé dès la première année.

Erreurs fréquentes lors de la livraison et comment les éviter

Signer l’acte avant d’avoir vu l’appartement. Cela se produit quand la signature a lieu au bureau de vente « pour aller plus vite ». L’acte se signe à l’intérieur du logement, après l’inspection.

Confondre la date du contrat et celle de la garantie. Les délais de la LFPC courent depuis la livraison réelle. Un promoteur qui livre avec dix-huit mois de retard ne peut pas déduire ce retard de votre garantie.

Accepter des finitions substituées sans compensation. Si le contrat prévoyait du marbre et que du grès cérame est posé, vous avez le droit d’exiger ce qui était convenu ou de négocier une compensation, et le changement doit figurer dans l’acte.

Ne pas tester les installations en charge. Allumez tout en même temps : splits, chauffe-eau, four, éclairage. Les défauts de dimensionnement électrique se révèlent ainsi, pas prise par prise.

Payer le solde avant d’avoir l’acte et les polices. L’ordre correct est : inspection, acte avec réserves, polices de garantie, paiement. Un escrow ou une instruction bancaire conditionnelle résout la méfiance réciproque.

Régler en espèces ou hors circuit bancaire. Un paiement sans trace bancaire est un paiement que vous ne pourrez pas prouver, ni devant la PROFECO, ni devant un tribunal, ni devant l’administration fiscale de votre pays de résidence. Virement identifié, référence claire, reçu signé.

Ignorer l’offre comparable. Savoir comment livrent les autres immeubles du même secteur — finitions, équipements, documentation — vous donne des repères pour exiger. Parcourir les programmes neufs à vendre à Tulum ou les appartements à vendre à Playa del Carmen, même après avoir acheté, aide à distinguer ce qui est standard de ce qui est une insuffisance.

Renoncer à la pénalité de retard pour « ne pas envenimer la relation ». La pénalité conventionnelle réciproque est prévue par la loi et négociée dans le contrat ; y renoncer oralement, sans contrepartie écrite, ne vous achète aucune bienveillance et affaiblit votre position dans la reprise des réserves.

Questions fréquentes

À partir de quand court la garantie légale d’un appartement neuf au Mexique ?

À partir de la livraison réelle du bien, et non du contrat ni de l’escritura. L’article 73 QUÁTER de la LFPC fixe des minimums de cinq ans pour la structure, trois pour l’étanchéité et un pour les autres éléments, et le temps des réparations ne s’impute pas sur le délai.

Que se passe-t-il si je signe l’acte de livraison et que des défauts apparaissent ensuite ?

L’acte documente ce qui était visible le jour de la réception ; il ne libère le promoteur ni des vices cachés, ni de la garantie légale. Il convient de signer avec des réserves annexées et des photographies, pour qu’aucun défaut apparent ne reste enregistré comme accepté sans réserve.

Qu’est-ce qu’un vice caché et en quoi diffère-t-il d’un défaut apparent ?

C’est un défaut préexistant à la livraison, non perceptible lors d’une visite ordinaire, qui rend l’appartement impropre à son usage ou en diminue la valeur au point que vous ne l’auriez pas acheté ou auriez payé moins. Un défaut apparent se détecte lors d’une inspection diligente et doit figurer sur la liste des réserves de l’acte.

Puis-je saisir la PROFECO si le promoteur n’honore pas la garantie ?

Oui, lorsque le vendeur est un lotisseur, un constructeur ou un promoteur qui vend du logement au public. La plainte se dépose avec le contrat, l’acte, les échanges écrits et les preuves ; la PROFECO convoque une conciliation et, à défaut d’accord, l’arbitrage ou la voie judiciaire civile restent ouverts.

Est-il normal de recevoir l’appartement avant de signer l’escritura à Playa del Carmen ou à Tulum ?

C’est fréquent, car l’escritura individuelle exige un régime inscrit, une réception d’ouvrage et, pour les étrangers, le permis du fideicomiso. Ce n’est pas illégal, mais cela suppose un délai de signature assorti d’une pénalité dans le contrat et les justificatifs de tous les paiements.

Qui répond des défauts affectant les parties communes de l’immeuble ?

Le promoteur, en tant que propriétaire d’origine de la construction neuve, avec des actions que la loi de l’État sur la copropriété éteint deux ans après la livraison de la partie concernée. La réclamation est portée par l’administrateur ou par l’assemblée : mieux vaut l’activer dès la première assemblée générale.

Avant de refermer la porte

Imprimez la checklist par système ; remplissez l’acte avec votre inspecteur avant de signer le formulaire du promoteur ; recevez les polices de garantie dans le même temps ; envoyez le jour même un courriel avec l’ensemble des pièces à l’adresse électronique désignée au contrat ; et notez dans votre agenda la seconde visite ainsi que les échéances à un, trois et cinq ans comptées depuis cette date. Ces quatre gestes, faits dans le bon ordre, valent plus que n’importe quelle clause négociée deux ans plus tôt. Si vous avez besoin d’une orientation sur un projet précis à Playa del Carmen, à Tulum ou à Cancún, vous pouvez contacter notre équipe ; nous vous orienterons vers les professionnels appropriés lorsque la question exige un conseil juridique ou technique formel.

Questions fréquentes

À partir de quand court la garantie légale d'un appartement neuf au Mexique ?

À partir de la livraison réelle du bien, et non de la signature du contrat ni de l'escritura. L'article 73 QUÁTER de la Ley Federal de Protección al Consumidor fixe des minimums de cinq ans pour les questions structurelles, trois ans pour l'étanchéité et un an pour les autres éléments ; le temps que durent les réparations ne s'impute pas sur le délai. C'est pourquoi l'acta de entrega — l'acte de livraison — daté de façon certaine est le document le plus important de tout le processus.

Que se passe-t-il si je signe l'acte de livraison et que des défauts apparaissent ensuite ?

L'acte documente ce qui était visible le jour de la réception ; il ne libère le promoteur ni des vices cachés, qui par définition ne pouvaient pas être détectés lors d'une inspection raisonnable, ni de la garantie légale de la LFPC. Ce qu'il faut faire, en revanche, c'est signer avec des réserves annexées et des photographies, afin qu'aucun défaut apparent ne soit enregistré comme accepté sans réserve.

Qu'est-ce qu'un vice caché et en quoi diffère-t-il d'un défaut apparent ?

Un vice caché est un défaut existant au moment de la livraison, non perceptible lors d'une visite ordinaire, qui rend l'appartement impropre à l'usage auquel il est destiné ou en diminue la valeur au point que l'acheteur ne l'aurait pas acquis ou aurait payé moins. Un défaut apparent, lui, se voit ou se détecte lors d'une inspection diligente et doit figurer sur la liste des réserves de l'acte de livraison.

Puis-je saisir la PROFECO si le promoteur n'honore pas la garantie ?

Oui, lorsque le vendeur est un lotisseur, un constructeur ou un promoteur qui vend du logement au public, la relation relève de la LFPC et de la compétence de la PROFECO. La plainte se dépose avec le contrat, l'acte de livraison, les échanges écrits et les preuves ; le Parquet du consommateur convoque une audience de conciliation et, à défaut d'accord, l'arbitrage ou la voie judiciaire civile au Quintana Roo restent ouverts.

Est-il normal de recevoir l'appartement avant de signer l'escritura à Playa del Carmen ou à Tulum ?

C'est fréquent, car l'escritura individuelle exige que le régime de copropriété soit inscrit, qu'il existe une réception d'ouvrage municipale et, pour les acheteurs étrangers, que le fideicomiso ait obtenu son permis. Ce n'est pas illégal, mais cela suppose que le contrat fixe un délai de signature assorti d'une pénalité, que vous conserviez les justificatifs de tous les paiements et que la prise de possession soit constatée dans l'acte de livraison.

Qui répond des défauts affectant les parties communes de l'immeuble ?

Le promoteur, en tant que propriétaire d'origine de la construction neuve. La Ley de Propiedad en Condominio de Inmuebles del Estado de Quintana Roo l'oblige à répondre des vices cachés de l'ouvrage, avec des actions qui s'éteignent deux ans après la livraison de la partie concernée, en plus des cautionnements d'achèvement et de qualité exigés lors de la constitution du régime. La réclamation est portée par l'administrateur ou par l'assemblée : mieux vaut l'activer dès la première assemblée générale.

Sources et références

Liens vers les lois, règlements et organismes officiels cités dans ce guide.

  1. Ley Federal de Protección al Consumidor (texto vigente; arts. 7, 32, 73 a 73 QUINTUS, 99 y 111) — Cámara de Diputados
  2. Decreto por el que se reforma el artículo 73 QUÁTER de la Ley Federal de Protección al Consumidor (DOF 18-01-2012) — Diario Oficial de la Federación
  3. NOM-247-SE-2021, Prácticas comerciales-Requisitos de la información comercial y la publicidad de bienes inmuebles destinados a casa habitación y elementos mínimos que deben contener los contratos relacionados — Diario Oficial de la Federación
  4. Tus derechos en materia de inmuebles — Procuraduría Federal del Consumidor
  5. Registro Público de Contratos de Adhesión (RPCA) — Procuraduría Federal del Consumidor
  6. Buró Comercial — Procuraduría Federal del Consumidor
  7. Teléfono del Consumidor — Procuraduría Federal del Consumidor
  8. Código Civil para el Estado de Quintana Roo (saneamiento por evicción y por vicios ocultos) — Congreso del Estado de Quintana Roo
  9. Ley de Propiedad en Condominio de Inmuebles del Estado de Quintana Roo — Congreso del Estado de Quintana Roo
  10. Ley del Notariado para el Estado de Quintana Roo — Congreso del Estado de Quintana Roo
  11. Código Civil Federal (arts. 2142 a 2149, saneamiento por vicios ocultos) — Cámara de Diputados

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